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Éric Gauthier

Éric Gauthier

écrivain, conteur, créateur d'histoires étranges

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Le blues du poisson rouge

Ben tranquille au club vidéo aujourd’hui. Ça fait une demi-heure que j’ai pas vu de client. Pas sûr de l’heure. Milieu de mon shift, environ.

Sur la grosse télé suspendue: Anaconda. Jennifer Lopez aux prises avec un maudit gros serpent. Je garde un oeil dessus en écrivant.

Les animaux, donc. On a beau tout couvrir d’asphalte et de béton, Montréal est quand même pleine d’animaux. Chiens, chats, poissons (bien sûr), pigeons, écureuils, chevaux (dans le Vieux), passereaux en tous genre, insectes à en désespérer. Mouettes. Chevreuils, à ce qu’on me dit, sur le Mont-Royal. Iguanes, hérissons, perroquets, tarentules et autres animaux de compagnie considérés exotiques.

Alouette.

Tous ces animaux-là, en plein coeur de ce qu’on appelle la civilisation. Quoi de moins naturel que la civilisation? Si les animaux s’y intègrent, ça fait pas un ensemble harmonieux pour autant. Nous autres humains, on achète ou on côtoie tous ces êtres-là sans les comprendre. Soit on les ignore, ou on cherche à s’en servir.

À première vue, je peux diviser l’utilisation des animaux en trois catégories: la consommation, la compagnie et la décoration. On mange du boeuf, du cochon et des centaines d’autres espèces, on achète des chiens et des chats pour tromper notre ennui, et on place des poissons dans des aquariums pour mettre une touche de couleur dans notre grisaille. C’est-tu normal, tout ça?

Je repense à ce problème-là chaque fois qu’un client, avant d’entrer, attache son chien au parcomètre comme on stationne une auto. Quand on y pense bien, y a rien de normal là-dedans.

En fait, le fond de tout ça, c’est que les animaux sont considérés comme une forme de vie inférieure aux humains. Ça mérite réflexion, comme disent les savants.

***

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Photos d'auteur par Jean-François Dupuis

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